mercredi 5 septembre 2018

Jour 12. Le Monténégro

On partira presque à l'heure... ces marches ont été un calvaire du début à la fin.... calvaire pour remettre les bagages sur les motos. Il fait déjà 27°C... nul. On va crever de chaud.
Il faut aussi que je trouve une imprimante sur la route...objectif,  imprimer mon assurance. On a la frontière du Monténégro à traverser,  notre bateau pour l'Italie étant à  Bar...!
Nous décidons de nous arrêter Gruda,  dernier village avant le poste de frontière.  
Je vais à la poste du coin, avec l'espoir d'imprimer mes papiers... ok,  la nénette au guichet ne parle pas un mot d'anglais. Par chance,  son boss si. Il m'envoie à l'autre bout de la rue dans un nouvel immeuble.
Devinez où est ce que j'ai imprimé mes papiers? .... à la maison de retraite !   Un jeune aide soignant m'a gentiment imprimer tout ça !  Cool!  Prête pour passer la frontière.
À la proche du Monténégro,  la pression monte.... la température aussi.
20min d'attente à la douane.... plus rapide qu'en Bosnie-Herzégovine.  Théodore présenté sa carte grise et son assurance. Moi,  mon V5 et mon contrat d'assurance.... recalée pour la seconde fois. Bon ba,  je rachète une carte verte à la douane.... 10 euros pour 15jours sur le sol du Monténégro.



Direction les bouches de Kotor!  Il s'agit d'une succession de criques.  La route de la côte est bondée de touristes et on avance péniblement à remonter les files de voitures. On fini par prendre une route de montagne ce qui nous a permis de voir les bouches de Kotor dans toute ses splendeurs.

En continuant cette route,  on fini par arriver sur un revêtement neuf et une route large. On se fait plaisir... tellement que j'en ai perdu mon GPS....  ok c'est de ma faute.  Il a voulu faire une pause 'touristes' (....traduction prendre une photo  avec la moto collée contre la rambarde de sécurité.). Il me le dit dans le scala,   je réponds '" oui oui...". Trop concentrée sur la route,  je ne l'ai pas vu s'arrêter.... j'ai continué et pris la mauvaise intersection. 
On fini par se retrouver plus loin ,  et pour se venger,   mon GPS m'a fait  prendre des petites routes chaotiques...




4h, I gave up!  Je me traine littéralement sur les routes cabossées,  me crispe complètement pour le moindre virage...je suis au bout de ma vie !  Je grogne.... assez fort pour que GPS change ses plans.


Au final,  on se trouvera un chalet au milieu des montagnes.... 20euros,  la nuit.   Parfait !   C'est une des personnes louant un gîte qui nous sert de traducteur.

On découvre un chalet spacieux....avec 5 chiots. Je suis happy!





Pendant que je joue avec les chiots,   mon GPS potasse la carte...


Jour 11 Dubrovnik et ses 500 marches!

Une bonne nuit de sommeil dans cet appartement grand luxe sur Sarajevo. 7h30 tapante, Sabina nous attendait chez elle pour un p'tit dej' plus que copieux !  Pour ma part, cela  a été :  tisane à  la menthe fraîche,   café noir,   cappuccino avec tartines beurre confiture maison et fromages frais....
Elle nous prépare également nos sandwiches pour le midi.... Trois par personne. J'essaie de négocier pour en avoir moins...Théodore et moi sommes déjà bien rempli de la vieille et du petit déjeuner  ...
''Non,  mais on a toujours faim quand on voyage''
On partira avec trois sandwiches au jambon-beurre-fromage,  trois sandwiches fromage frais - mozzarella,  deux bananes,  deux pommes et des pruneaux secs....!  Un vrai festin.
De long au revoir et la promesse de revenir,  on reprend la route vers 9h30. L'itinéraire est simple.... on reprend la même route que la veille.

De nouveau sur la côte Croate, de nouveau la chaleur étouffante. On s'arrêtera devant une crique pour apprécier les sandwiches de Sabina.



Dans plus ou moins 100km,  on sera sur Dubrovnik. Pour une fois,  on est à l'heure sur le planning....(quel planning?  C'est la vacances...)

DUBROVNIK.  Théodore m'indique que le Airbnb est juste derrière la route principal. Cool!  On est presque arrivé. Je rêve d'une bonne douche.
On rentre dans une ruelle sans issue, suffisamment large pour laisser passer qu'une voiture..... 1h pour trouver le Airbnb. Le proprio n'est pas vraiment coopératif et donne des explications approximatives et dans un anglais où même une vache espagnole s'en sortirait mieux!

Au final, la chambre est juste à côté de la route principale. Il faut garer les motos contre la rambarde de la route...je suis pas rassurée de laisser la moto là.  On mettra les motos de l'autre côté de la route sur un parking ''sauvage'' version coutume local.
Douche enfin!  Théodore est remonté. Après avoir perdu 1h pour rien,  la douche et le calme sont les bienvenus. 
On s'apprête pour la visite de la ville. Dans la description du Airbnb,  il était dit qu'il y avait environ 500 marches pour atteindre la vieille ville.... ah ba c'est vrai!



Dubrovnik est constitué essentiellement de ruelles et d'escaliers !  Mais au fait,  vous connaissez Dubrovnik... si si,  the red keep et king's landing '' ont été tournés dans cette ville...









samedi 1 septembre 2018

Jour 10, Sarajevo forever


Comment vous expliquez que toute mon enfance a été bercée par des récits sur Sarajevo et la Bosnie-Herzégovine?  en 1992,  une guerre éclatait entre trois différents peuple: les Croates,  les Serbes et les Bosniaques. Une guerre de religion aussi,  car ces peuples sont de croyances différentes. Une guerre qui ferra des ravages au sein de la population tout comme dans les forces Militaires ONU venues pour atténuer le conflit.
La Bosnie venait de se déclarer État indépendant après un référendum dans le pays. Lendemain,  les Serbes assiègeaient Sarajevo. 

J'avais 6 ans quand papa est partie pour la première fois en Bosnie-Herzégovine. Direction Sarajevo sous l'effigie ''casque bleu ''. Il allait y passer  8 mois... dont 2 sans nouvelles.  Le front de guerre change les hommes. Papa est revenu à la maison avec des histoires ''drôles'' pour atténuer le côté sinistre de la guerre.  et de l'artisanat local... Les bosniaques sont très doués de leurs mains. Entre les boîtes en bois sculpté et les plateaux de  bronze... ou leur travail d'orfevrie.

En 1997 ou 1998,  trois après la fin de la guerre,  ma famille accueillait Sabina sur Saumur.  Sabina a été l'interprète de papa quand il séjournait sur Sarajevo.  un jour,  en se balladant dans la campagne saumuroise,  Sabina m'a dit '' c'est agréable de se promener sans crainte. En Bosnie,  la plus part des champs sont toujours minés...'' c'est ce jour là que j'ai pris conscience de la réalité et de l'astrocité de la guerre.

Sarajevo,  Mostar et la Bosnie-Herzégovine représentent toutes ces histoires pour moi. Pour la première fois,  j'allais pouvoir associer les faits avec des lieux.

9h ish,  départ de Split. Le plan est simple: longer la côté jusqu'à Ploče puis remonter une partie de la vallée de la Neretva. Faire un arrêt au pont de Mostar puis traverser Jablaniča pour arriver sur Sarajevo par le Mont Igman. 
Le temps est au beau fix sur la côte mais on sait que de la pluie est annoncée sur Sarajevo. 

La première partie du voyage se passe sans encombre. 






On arrive à la frontière Croatie-Bosnie-Herzégovine.....
contrôle de passeport,  check
Contrôle de papier de la moto,  check
Contrôle de l'assurance.... je sors mon téléphone,   et montre certificat d'assurance numérisé.... Ça passe pas. Le douanier veut un papier !   Le problème est que j'en ai pas. Les assurances anglaises vous donnent toutes les attestations par internet.  Je n'ai pas de papiers physiques qui prouvent que je suis assurée.... bref,   j'achète une assurance ''carte verte '' à la douane... une baguatelle de 20euros pour 7jours sur le territoire Bosnie-Herzégovine. Avec le passage de la frontière + mon achat d'assurance,   on a perdu une bonne heure.  on avait prévu de s'arrêter manger sur Jablaniča un agneau à la broche... échec. On s'arrêtera sur Mostar.
Une fois la frontière passée,  on reste sans voix devant la beauté de la Neretva.


MOSTAR... son pont ottoman datant du XVIe siècle,  détruit pendant la guerre en 1993 par les Croates.Le pont a été reconstruit avec les pierres de l'ancien.
La place est a visité. Il faut traverser une ruelle étroite jalonnée d'échoppes d'artisanats  et de touristes. 




Peu avant d'arriver sur Sarajevo,  le temps se couvre.  On a retenu la leçon Trogir,   on décide d'enfiler les combi-pluies. Sarajevo est littéralement entouré de montagne... j'appréhende la pluie.

SARAJEVO.... on arrive sur une immense avenue. Un seul nom me vient à l'esprit.... Sniper alley. Cette artère principale avait été surnommée comme cela en temps de guerre.... et les habitants continuent à l'appeler ainsi.
On arrive chez Sabina.  Cela fait bien 15ans qu'on ne s'est pas vues... mais elle me reconnait tout de suite.  Apparemment ma bouille n'a pas changé. Dès notre arrivée,  Sabina nous a ''pris en charge ''. Elle nous a organisé un logement (appartement dans la rue d'à côté appartenant à  Refika... tiens un nom que je connais),  visite de la ville avec Hannah et biensûr un restaurant bosniaque pour dîner.
Il est 5h, et Sabina nous propose une soupe légère histoire de nous caller pour la visite de la ville.... les gens,  quand une bosniaque vous dit ''soupe légère'' dites-vous que c'est un piège.  Non pas que l'on a mal mangé,   bien au contraire... on a même trop mangé ! 
Parce qu'après la ''soupe légère'' composée de bouillon,  légumes et pâtes courtes,  nous avons enchaîné sur des raviolis à la bosniaque avec une sauce à la crème fraîche-beurre-piment puis gâteau au chocolat et baklava! ...
Je redemande à Sabina si elle a VRAIMENT prévu d'aller au restaurant,  parce qu'après cette ''soupe légère '',  je n'ai plus faim.
''Oui,  On mange beaucoup chez les bosniaques... surtout quand on accueille des gens'''
A ben,  on est pas sortie de l'auberge...
19h passé,   ce sera Hannah qui nous ferra visiter ma ville. Trois religions sz côtoient: les chrétiens,  les orthodoxes et les musulmans. 



Direction le quartier des artisans avec toutes ces boutiques.... je suis folle.  J'adore,  je pourrais y passer des heures!
Sabina nous rejoin. On décide d'aller sur mes hauteurs pour voir toute ma ville!  C'est impressionnant.  Magique.  Magnifique. 
L'idée du restaurant est toujours là.  Bill Clinton est venu deux fois y manger. Je joue ma faible et négocie juste une assiette de fromages typique du coin. Théodore prend simplement un ''mezze'' pour tester un peu toutes les spécialitées.... son assiette est  plus petite que la mienne.... help,  please ! Sabina nous offrira de goûter les ''pitta'' des pains fourrés de viandes ou de légumes.  On finira notre repas sur des Kadaifs.
Retour à  l'appartement. Il est tard. J'ai mangé comme 10 et Théodore comme 20....



Sabina,  Merci infiniment pour cet accueil! On reviendra ! 

Jour 9, Trogir to Banana SPLIT!


Une nuit passée sous un Orage. A sentir la tente s'envoler,   à voir des éclairs ,  à entendre la pluie battante.... les motos sont toujours debout à notre réveil. 
La météo s'annonce pessimiste... on part en cuir avec l'idée que l'on va mettre les combi-pluies à un moment donné. 


Retour sur la route de la côte,   première constatation,  y a du vent.... beaucoup !  La moto tire à droite ou à gauche en fonction de la rafale. Qu'est-ce qu'il est joueur,  ce vent! La journée va être rude.... on  avance péniblement. Je me bats avec la moto. On prend quelque photos de cette côte  toujours avec cette eau bleu turquoise. 



Au fur et à mesure que la journée passe,  le temps s'améliore.



On arrive sur Šebinick pour midi. Là,  il faut prendre une autre décision.  Aller visiter le park natianal de Krka (150 kuna,  ils sont radins ces croates) ou visiter Trogir.  Ça sent  toujours l'orage,  j'ai envie d'arriver vite sur Split et éviter la pluie.... direction Trogir.



Oh ami soleil,  te voilà !   On a chaud....même trop chaud !  Jamais satisfait ces motards!  Le nain cuit dans son cuir.
Arrivé sur Trogir,  je vois un marché !   Cool,  on va pouvoir acheter du fromage! On décide de visiter la ville,  avant de faire nos emplettes.
Petite découverte bien sympathique d'une ancienne ville romaine ... ils ont colonisé par tout,  ces romains!





On fini la visite de la ville par le marché où  on trouvait un p'tit fromage fumé vachement bon.
Le temps de revenir aux motos,  on constate que les nuages noirs sont à nouveau présent. Ça tonne.... euh on va mettre les combi-pluies.... même pas le temps de finir la phrase qu'une trombe d'eau nous offre une douche.


On se réfugie tant bien que mal sous un porche.... il s'agissait des halls aux poissons!  Une odeur de poisson se dégage....il n'est pas frais ton poisson.... mais si,  il est frais !
On fini par se motiver,  enfiler les combi-pluies,   et affronter une route marécage.... pour arriver sur Split,  magnifique soleil.  Il faut savoir qu'entre Trogir et Split, il y a 30min de route.... diamétralement opposés dans la baie.
Le temps de poser les affaires au Airbnb, on entame la visite de Split vers 6h. De nouveau une ville romaine.... mais avec beaucoup de pinioufs... euh touristes. 






On  mangera au restaurant... un plat de viande pour changer de nos habitudes